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12/10/2007

Qui est-donc Rama Yade ?

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    Les dernières déclarations de notre secrétaire d'Etat chargée des affaires étrangères et des droits de l'Homme ne sont en rien étonnantes, en tout cas pour ceux qui s'intéressent encore quelque peu à la politique. C'est-à-dire pour ceux qui cherchent réellement à connaître ceux qui les gouvernent.Dans un livre écrit sur elle par Jacqueline Remy, Ed. du Seuil, elle déclare : "A cette époque ( avant ses 18 ans) , je me disais souvent que, s'il y avait une guerre entre le Sénégal et la France, je choisirais mon pays d'origine. Aujourd'hui, je ne sais pas."


"Pourquoi me ferais-je enterrer seule dans un cimetière des Hauts-de-Seine, alors que je peux être dans un endroit si reposant, au soleil, avec les miens. C'est là que je dois revenir quand je serais morte."

  Evidemment, en temps de guerre ce choix porte un nom. Mais nos médias lobotomisés n'ont rien trouvé à y redire. Il est vrai que, selon la nouvelle doctrine de la droite sarkozienne dominante, c'est ce type de nouvelle française qu'il faut promouvoir partout, discrimination positive oblige, y compris aux postes clefs du pouvoir....

  Rien d'étonnant dans les déclarations de celle qui se considère visiblement plus « d'origine » que française . Elle est d'ailleurs sans complexe : Le retour en Afrique constitue l'objectif "ultime" de sa trajectoire politique a-t-elle indiqué au cours de "Grand Jury", émission hebdomadaire de la Radio futurs médias (Rfm, privée).

  L'Afrique, "je ne peux pas m'en foutre parce que je ne suis pas née ici" en France, . « J'ai eu une histoire avant et puis l'objectif ultime c'est quand même ce continent, un jour, peut-être ». L'Afrique, vis à vis de laquelle ses sentiments sont sans ambivalences :

  La ‘’superbe’’ de l’Afrique précoloniale qui lui avait été racontée au cours de son enfance sénégalaise lui permet, selon elle, de ne nourrir ‘’aucun complexe d’être d’origine africaine’’.

  ‘’L’histoire qu’on m’a racontée’’ de l’Afrique ‘’est une histoire superbe, une histoire précoloniale qui n’avait finalement rien à envier au reste du monde’’, a-t-elle confié à la Radio futurs médias (RFM, privée). ‘’C’est important parce que ça m’a permis de n’avoir aucun complexe d’être d’origine africaine’’, a ajouté Rama Yade, invitée depuis de ‘’Grand jury’’, émission hebdomadaire de la RFM.

  ‘’J’étais très souvent avec mes deux grands-mères, qui me racontaient l’histoire de la famille, l’arbre généalogique et jusqu’à l’histoire de l’Afrique qui est faite d’empires, d’épées, de chevaux, de choses assez extraordinaires’’, a dit la nouvelle secrétaire d’Etat, arrivée en France avec ses parents alors qu’elle avait 9 ans.

  ‘’Et j’ai été très choquée quand je suis arrivée en France en regardant le journal télévisé de voir comment l’Afrique était présentée sous l’angle des maladies, des guerres et je ne comprenais pas qu’on puisse parler ainsi d’un continent où j’avais grandi et qui ne m’étais pas du tout apparu de cette manière’’, a-t-elle indiqué.

  Mais qui est donc Rama Yade ? Ou plutôt , commençons par son vrai nom : Ramatoulaye Yade -Zimet.

   Qui est donc ce modèle choisit par Nicolas Sarkozy pour nous convaincre de sa vision de la France et de la chance que cette diversité apporte ?

  Née au Sénégal le 13 décembre 1976 à Dakar, elle y passe une enfance privilégiée dans la haute bourgeoisie : sa mère est professeur et son père diplomate et ... secrétaire particulier du président socialiste Léopold Sédar Senghor.

   De confession musulmane (elle est encore maintenant pratiquante et même volontiers prosélyte ), elle a pourtant été éduquée dans l'un des habituels collège catholique des enfants des classes dirigeantes. Elle est arrivée en France en 1987, lorsque son père fut exilé à Paris, le successeur de Senghor, le président Abdou Diouf le détestant cordialement. La famille s’installe dans un immeuble résidentiel de Colombes (Hauts-de-Seine) jusqu'au divorce de ses parents où elle demeure désormais avec sa mère qui doit seule et sans le soutien financier de son ex-mari l'élever avec ses trois frères et soeurs. Selon son propre témoignage «  sa mère s'est retrouvée brutalement seule à élever ses enfants, se sacrifiant pour leur offrir l'école privée et catholique, sans renoncer à la religion musulmane ». Elle continue donc de fréquenter des écoles privées catholiques, passant son baccalauréat en 1994.

 Pendant cette période, sa mère se rapproche du Parti communiste, via le Secours populaire français. Rama Yade s’implique dans cette organisation para-communiste, devenant monitrice pour les enfants défavorisés. Elle visite ainsi la «France profonde », en retirant un grand respect envers «ce communisme de proximité, non idéologique mais humaniste ». Elle aura ensuite sa période Black Panthers, avec portraits sur les murs de sa chambre de son idole du moment : Malcolm X, l'anti-Luther- King, connu pour son racisme anti-blanc et la violence de ses actions...

   Rama Yade n'est pas la si brillante étudiante décrite dans la biographie ministérielle. Si elle parvient en hypokhâgne ( ce qui du reste n'a rien de cassant), elle échoue plusieurs fois à passer en khâgne avant de se réorienter vers Sciences Po, grâce à des appuis politiques, notamment de son père et de quelques uns de ses amis politiciens français...

   Diplômée en 2000, elle réussira ensuite en 2002, après un stage à la Mairie de Paris et à l'Assemblée nationale, le concours de catégorie A d’administrateur du Sénat (elle serait la première femme noire à réussir ce concours, mais d’autres femmes noires avaient déjà atteint ce poste par voie interne), étant alors affectée comme conseiller technique à la commission des affaires sociales, pour les secteurs de l’emploi, de la formation professionnelle et de l’Outremer.

   Puis au début de l’année 2005, elle est soudainement détachée auprès de Jean-Pierre Elkabbach à la chaîne parlementaire « Public Sénat » où elle devient – promotion fulgurante - dès septembre de la même année !! directrice adjointe des programmes puis directrice de la communication. Jean-Pierre Elkabbach qui deviendra son mentor dans les hautes sphères de la droite ultra-sarkozyste (notamment auprès de Christian Poncelet).

   En fait l'année 2005 sera pour elle une année décisive : Jouant sur tous les tableaux elle finira par se faire remarquer et parce qu'elle prendra le bon train alors tout adviendra très vite.

   Côté coeur d'abord puisqu'elle se mariera avec Joseph Zimet (fils de Ben Zimet célèbre chanteur et conteur yiddish, « de nationalité canadienne, d'ascendance juive polonaise, qui a longtemps habité en France » et qui vit maintenant à .... Dakar au Sénégal), militant socialiste (non encarté) tendance DSK, chargé de mission à l'Agence française du développement et qui fut lui-même conseiller au cabinet du secrétaire d'Etat Jean-Marie Bockel (né le 22 juin 1950 à Strasbourg, avocat et homme politique français. Ancien membre du parti socialiste, il a été secrétaire d'État auprès du ministre du commerce entre 1984 et 1986 dans le gouvernement de Laurent Fabius, puis a été élu maire de Mulhouse en 1989, et sénateur du Haut-Rhin en 2004. Il est actuellement secrétaire d'État chargé de la Coopération et de la Francophonie auprès du ministre des Affaires étrangères du gouvernement Fillon depuis sa nomination le 19 juin 2007.)

  Il semble qu’elle fasse un rapide passage au Parti socialiste comme l’assurent plusieurs responsables de ce parti, mais en soit parti, faute de bénéficier d’une promotion rapide.

   La même année elle devient membre des deux lobbys les plus commautaristes :

   Elle entre au sein de l' Ultra-communautariste Club Averroes, créé en 1997 ( lié au collectif Africagora, qui a fait partie des soutiens à l'extrémiste Dieudonné. Initialement regroupe des professionnels pour promouvoir les "minorités actives" dans les médias français), dont les liens avec des organisations douteuses comme le très extrémiste "CRAN" ou conseil - autoproclamé- représentatif des associations noires de france ne sont plus à prouver. (rappel de l'une des récentes revendications du CRAN : exiger ni plus ni moins l'interdiction à la vente de l'album Tintin au Congo. "C'est un livre offensant pour les Noirs qui a sa place au musée, pas dans les bibliothèques ou les vitrines des librairies")

  Elle se fait aussi élire vice -présidente (aux côtés de Rachida Dati) du Club XXIe siècle, créé en 2004, lobby pro-diversité ( composé aujourd'hui de 280 membres triés sur le volet de français « d'origine » étrangère ayant réussit professionnellement : banquiers, cadres dirigeants ...)

  Mais c'est surtout médiatiquement qu'elle émerge même si pour cela elle a prit un pseudonyme :

   Août 2005 : À la suite de l’incendie de l' immeuble du boulevard Vincent Auriol (Paris XIIIe arrondissement) occupé illégalement par des familles noires africaines, elle écrit une tribune on ne peut plus anti-sarkozyste dans le Monde, sous le nom d'Aminata Fall (pseudonyme tiré d'une grande chanteuse sénégalaise), où elle fustige l'attitude de la France à l'égard des populations immigrées ( Cf reproduction à la fin de cet article. Lecture indispensable pour comprendre réellement d'où elle parle ), où elle exige que la France « cesse de regarder ses enfants comme des gens d’ailleurs et les reconnaisse enfin comme les siens » et trouve normal que des obsèques nationales soient organisées pour les victimes de l'incendie qu'elle qualifie de « suppliciés ».

  Cet article remarqué par les éditions Calman-Lévy lui vaudra une proposition de publication qu'elle concretisera en pleine campagne électorale 2007 ( en janvier ) par un livre sur la situation supposée des noirs en France: Noirs de France: Les Nouveaux Neg’Marrons, Récit d'un rendez-vous manqué entre la République et les Afro-antillais (les nègres marrons, étant les esclaves noirs en fuite)... dont le contenu stigmatise la police, les contrôles aux facies, la mémoire censée être tue de l'esclavage, et ressasse l'ensemble de la vulgate médiatico-contemporaine à l'encontre des « méchants » Occidentaux tout en promouvant l’islam. Un livre dont elle ne cache même pas les propos :

   "Il y a des passages entiers de ce livre qui feraient hurler certains à l'UMP ! Mais bon, il faut bien être un minimum libre de sa pensée!", disait-elle dans un forum de discussions en février 2007.

   Enfin pour clôre cette année 2005, elle adhère finalement à l'UMP !!!??? et demande à rencontrer personnellement Nicolas Sarkozy dont elle déclare admirer le charisme. Mais c’est moins par affinité pour la pensée de droite à laquelle elle se dit étrangère que pour se mettre au service de celui «qui a mis fin à la double peine», et qui comme elle a pour programme la discrimination positive et envisage de faire voter les étrangers aux élections locales. Nicolas Sarkozy repère cette candidate à la promotion communautaire et dès lors tout va aller très vite.

   En 2006, elle réintègre les cadres du Sénat comme administratrice au sein du service des collectivités territoriales où elle est en charge des aspects sociaux de la décentralisation.

   Puis dès le 6 mars 2006, elle fait partie des douze femmes promues dans les instances de l'UMP où elle est nommée secrétaire nationale chargée de la francophonie !

   Elle est propulsée sur la scène médiatique le 14 janvier 2007 lors du congrès d’investiture de Nicolas Sarkozy où elle s'en prend au parti socialiste qu'elle accuse de cécité et à des élites de gauche « sans projet, sans idée, sans vision » qu'elle accuse d'avoir instauré une « République du guichet » en accordant aux enfants de l'immigration « de la pitié plutôt que le respect».

  Ce qui ne l'empêche pas aussi, d'un autre côté et pour bien rappeler son identité communautaire d'appeler, pendant la campagne présidentielle son propre candidat, Nicolas Sarkozy, à faire "preuve d'humanisme" dans ses actions, et à y mettre les formes, pour éviter d'entendre parler de "Kärcher", "polygamie" et autres "moutons égorgés".

 "C’est ce que Le Monde appelle avec amusement la « liberté de ton de cette jeune femme, qui n'hésitait pas à faire part de ses désaccords à Nicolas Sarkozy pendant la campagne et qui reçoit ses amis en boubou dans son petit appartement sous les toits. »[Le Monde, 21 juin 2007]

   On peut douter que Nicolas Sarkozy qui, lors des émeutes de 2005, s’était agacé sur un plateau que les parents de l’une des victimes du transformateur, arrivent en boubou place Beauvau (« ils sont arrivés habillés en… en… pas français ; c’est pourquoi je dis qu’il y va aussi d’un problème d’intégration » avait alors affirmé le ministre de l’Intérieur) apprécie grandement cette tenue qu’il voyait jadis comme le signe d’un échec d’intégration.

  Après l'élection, elle aurait dû devenir secrétaire d’Etat à la Francophonie (poste finalement confié à Jean- Marie Bockel) mais, quelques heures avant sa nomination, certains ont quand même remarqué l’inimitié totale que lui porte (comme à son père) Abdou Diouf, président de l’Organisation internationale de la francophonie (il refuse même de lui parler).

  Elle a donc été affectée aux Affaires étrangères et aux Droits de l’homme même si elle ne connaît strictement rien au premier sujet.

Enki40 pour l'Observatoire de l'islamisation.

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